Résumé critique Zaller 2001
John Zaller présente une interprétation féconde de l’opinion : celle-ci en explique la volatilité tout en (re)donnant une compétence aux gens. Une interprétation à même de nourrir la réflexion sur la façon de conduire les exercices de démocratie participative.
Pour Zaller, les sondages d’opinion forcent les répondants à « choisir » une position parmi les différentes visions contradictoires qu’ils ont d’un enjeu. La volatilité de l’opinion ne représente donc pas une volatilité de la position des répondants mais plutôt l’effet du hasard, ou de variables relatives au sondage, sur la position qui sera recrutée au moment de la réponse. Cela expliquerait d’ailleurs la sensibilité des personnes interrogées à la formulation des questions : une formulation interpellant préférentiellement l’un ou l’autre de leurs points de vue sur une question. Le sondage d’opinion ne ferait donc ressortir qu’un aspect du mélange évolutif de réflexions sur un sujet.