Résumé critique Sintomer 2007
La démocratie participative la vraie c’est l’institutionnalisation de la participation dans le processus de politiques publiques. Où le bas blesse, c’est au niveau du pouvoir décisionnel. Consulter les citoyens est une chose, le laisser décider en est une autre !
L’implication d’acteurs, tels que les ONG et autres associations dans des débats tels que les manipulations génétiques ou le réchauffement climatique donne de la crédibilité à l’avènement du participatif au sein de démocraties plutôt représentatives.
Pour Sintomer, nous vivons dans un monde en crise. D’un côté, les institutions faisant traditionnellement autorité tels que la famille, l’école, l’État ont faibli. De l’autre, les services publics font face à un tournant idéologique compte tenu de la crise de l’action publique traditionnelle, soit céder aux «logiques marchandes ou se moderniser en s’appuyant sur la participation des usagers.» Les vides créés par l’affaiblissement des institutions semblent pouvoir être combler par la participation nous dit Sintomer. Partager le pouvoir n’est pas synonyme de perte pour les élus, car le regain de crédibilité ainsi gagner profiterait à tous.
À l’heure où la politique relève plus du spectacle que de la gouvernance, où on parle plus de popularité que de compétences, la démocratie participative, nous dit Sintomer, saurait faire contrepoids. Concertation, complémentarité, consultation, qualité du débat sont autant de caractéristiques qui manquent fondamentalement aujourd’hui et qui pourraient émerger par l’intégration d’exercices de participation honnêtes.
Ce billet de Sintomer est rempli de bon sens. Il pose les bonnes questions et établit les bons liens dans une optique de résolution de la crise actuelle. L’heure n’est plus au constat, mais à la proposition.