Résumé critique Sauvé et Villemagne 2005
Une proposition très intéressante qui peut se transposer à tous les secteurs où il y a des enjeux politiques. Les auteures proposent en effet de clarifier les positions éthiques (sur l’environnement au sens large), afin de permettre une discussion réelle et approfondie sur les politiques : « se préoccupe[r] de reconstruire le réseau des relations entre personnes – groupe social – environnement, à même la trame d’un réseau de valeurs qu’il importe d’expliciter, de remettre en question, de justifier, de transformer ou de consolider. »
Plus précisément, les auteures présentent des questions et des avenues d’exploration proposées aux participants d’une formation à l’éducation relative aux valeurs environnementales. (Les participants étaient des enseignants, animateurs et autres éducateurs.) Les auteures proposent entre autres de distinguer l’ordre des valeurs : les valeurs d’ordre fondamental = les buts à atteindre, les valeurs d’ordre instrumental = comment atteindre ces buts. Les valeurs peuvent aussi être classées en différentes catégories : valeurs morales, politiques, esthétiques, économiques, sociales, égocentriques, écologiques, spirituelles, religieuses ou scientifiques.
Le processus de formation amenait aussi les participants à réaliser qu’une valeur ne prend son sens qu’inscrite dans un champ éthique. Ainsi, la « vie » n’est pas définie de la même façon par les militants « Pro-Vie » que par les militants écologistes. Les participants étaient ainsi amenés à distinguer divers courants en éthique de l’environnement. Ces courants sont présentés dans le texte, dont l’éthique du dialogue social, qui s’appuie sur la démocratie participative.