Résumé critique Kleck 2007
Nous vivons à une époque où tous les éléments d'une révolution de la démocratie sont réunis. Le territoire démocratique explose avec l'avènement des nouvelles technologies et tous ses réseaux numériques. À juste titre, il est possible d'affirmer que virtuelle ou non aucune révolution n'est possible sans participation. Ce texte de Kleck propose qu'Internet et les autres technologies numériques seraient des outils précieux à l'amélioration de la participation citoyenne. En effet, pour Kleck, la participation n'est pas innée, mais acquise. Il faut donc, apprendre à participer. Les téléphones intelligents et les réseaux sociaux semblent, dans cette optique, des outils intéressants, car ils suscitent un sentiment d'appartenance à un communauté, développe la curiosité et le désir de savoir. Avec eux, les gens ont la possibilité de trouver, de s'associer à ceux qui ont les mêmes intérêts, les mêmes opinions qu'eux. On note alors, la construction d'identité virtuelles non seulement individuelles, mais de groupe également. Cet élément est non négligeable dans un contexte où la politique traditionnelle n'intéresse plus, manque de crédibilité au yeux des citoyens. Internet et ses réseaux pourraient ainsi, faire le pont entre «disposition individuelle et action collective». Les caractéristiques requises sont là : le web est accessible et d'apparence égalitaire, il fournit des espaces de débat (forums) et des espaces d'introspection personnelle (Blog). Ainsi les possibilités de la toile ouvrent sur des solutions, des moyens potentiels de redonner ses qualités à la démocratie et d'apprendre aux citoyens comment participer.
L'auteur ne dit toutefois pas qu’Internet produit des citoyens actifs de manière instantanée. Internet demeure un objet de consommations, mais pour Kleck des changements s’opèrent lentement dans les moeurs et on sent un certain positivisme dans son propos.