Résumé critique Bowler, Donovan et Karp 2007

De Démocratie.

Ce texte tente de comprendre ce qui pousse les populations à se tourner vers des méthodes de démocratie directe; ou du moins de voir les raisons qui motivent l'utilisation de ce type de démocratie. Le titre est révélateur sur les hypothèses qui seront testées, soit est-ce que l'utilisation de la démocratie directe est motivée par un désir de plus grande participation du citoyen ou par une insatisfaction en regard de la performance de leurs représentants?

Nous sommes d'avis que ce texte apporte des données empiriques, d'échelle mondiale, à un phénomène plutôt intuitif. Nous avons apprécier la lecture, car elle permet un raisonnement plus scientifique sur l'attitude des citoyens face à la démocratie et le cynisme ambiant. Les données qu'on nous présente nous amène à réfléchir sur le rôle du citoyen et l'importance de l'implication au sein de notre démocratie. Il est intéressant de voir que règle générale, les gens ne veulent pas consacrer plus de temps à leur démocratie, à la politique, mais veulent que les gestes qu'ils posent pour elle comptent. Nous pouvons les comprendre. Les exemples de la Suisse et de la Californie rapportés dans ce texte nous aident à mieux saisir la relation qu'entretient le citoyen avec son système de démocratique représentative. La question de la compétence citoyenne et de la compétence des représentants est abordée. Un sondage réalisé en Californie (la Californie utilise la démocratie directe fréquemment) révèle que les gens ne pensent pas que les "votants" soient habilités à produire une législation de qualité. Ils sont cependant d'avis que l'exercice de la démocratie directe est bon dans la mesure où il sensibilise le gouvernement à l'opinion publique.

Les idées les plus intéressantes ressortent, à notre avis, du fait de l'insatisfaction citoyenne. En effet, il semblerait que les gens, bien qu'ils ne veulent pas s'impliquer davantage, s'y sentent obligés, car ils n'ont plus (ou très peu) confiance en leur représentant. Ce fait serait l'explication historique de l'apparition de la démocratie directe dans les régime de représentation. Émerge alors l'idée d'une surveillance citoyenne de la politique et même, à plus forte portée, d'un droit de veto public! Il serait ainsi possible de déduire que les citoyens souhaitent avoir l'occasion de s'exprimer pas pour édicter eux-même des politiques, mais bien pour guider leur gouvernement.

Les politiciens seraient-ils alors responsables de leur propre malheur ? En restant de marbre devant les revendications citoyennes, ils attisent au même l'insatisfaction et le cynisme par le fait même. En Suisse où le mélange entre représentativité et expression directe des citoyens semblent satisfaire on note que les citoyens ne souhaitent pas avoir plus d'occasion de se prononcer, alors que partout alors, dans les 15 pays sondés, c'est le contraire qui est remarqué !

Enfin, l'idée n'est pas de vous dévoiler toutes les conclusions de cette étude, mais plutôt de vous encourager à la lire !

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