Résumé critique Baum, 2006
Baum, Gregory. Avril-mai 2006. « Pour faire avancer le bien commun, il faut aussi écouter les voix des groupes et des communautés minoritaires. » Relations. Numéro 708, p. 30.
L’auteur compare les différentes significations du mot « communautarisme ». D’emblée, il expose l’idée comme quoi dans une société pluraliste, il est incontournable que les minorités se regroupent et créent des liens pour chercher à améliorer leurs conditions. Baum surenchère et considère que « la majorité est incapable de définir le bien commun si elle refuse d’écouter la voix des minorités » (2006 : 30). Contrairement à la tradition d’Amérique du Nord anglophone qui attribue au communitarianism un avancement démocratique de la société, la tradition républicaine de France a peur du repli des communautés minoritaires et considère que c’est un problème. Pour certains intellectuels, c’est d’ailleurs le « communautarisme » qui a fait éclater les émeutes dans les banlieues françaises. Gregory Baum termine son article sur l’exemple du Québec qui reconnaît l’importance d’écouter les voix des groupes minoritaires pour faire avancer le bien commun.
Cet article, un peu court, nous informe sur la vision du « communautarisme » et de sa nécessité pour arriver à la définition d’un bien commun. Que l’on soit pour ou contre, le cas des consultations publiques sur les accommodements raisonnables illustrent à merveille ce que l’auteur constate sur le Québec : « […] on reconnaît que pour fonder une politique au service du bien commun, il est nécessaire d’écouter les revendications des minorités » (Baum, 2006 : 30).