Résumé Valenduc
Gérard Valenduc vise par se texte à appliquer l’approche théorique d’Everett Rogers à la diffusion et à l’appropriation d’internet et à en tirer les enseignements utiles pour les acteurs associatifs ou institutionnels locaux.
Pour ces acteurs les questions autour de l’internet sont nombreuses. Valenduc propose pour y réprondre de se baser sur les « trois grands facteurs explicatifs de la diffusion des innovations » (2005 : 2) énoncés par Everett Rogers : les caractéristiques de l’innovation étudiée du point de vue de l’utilisateur ; les différentes ressources des consommateurs ; les profils des adoptants lors de la diffusion de l’innovation. Les informations donnés par Valenduc dans ce texte lorsqu’il détaille ces trois grands facteurs ne sont pas surprenantes, néanmoins nous pensons qu’il est intéressant de s’arrêter aux cinq catégories identifiées d’utilisateur en fonction de leur rapidité à adopter l’innovation étudiée (2005 : 3) : les innovateurs (2,5%), les premiers adoptant (13,5), la majorité précoce (34%), la majorité tardive (34%) et enfin les lambins (16%). L’auteur propose pour chacun de ces publics différents des stratégies spécifiques qui tiennent plus du bon sens en proposant tenir compte des attentes des différents publics et de rendre l’accès à la technologie plus aisée pour séduire les publics les moins rapides à adapter l’innovation. L’aspect intéressant du texte est l’argumentation de l’auteur en faveur du maintien de l’accessibilité des services pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent y accéder par internet afin d’éviter « un véritable risque de dualisation au sein de la société. » (2005 : 4)
L’apport de ce texte tient principalement en son aspect synthétique et accessible, qui s’explique par le fait qu’il soit directement destiné aux acteurs et non pas uniquement à la communauté scientifique. Je pense que le même travail aurait pu porter sur le téléphone : certain services essentiels ne sont pas disponibles sans téléphone (par exemple pour prendre un rendez-vous de dépistage d’infections sexuellement transmissibles à Québec il est obligatoire de pouvoir être joint sur un téléphone). Cette situation est acceptée car l’usage du téléphone est amplement répandu dans la population, mais peut néanmoins poser problème dans quelques cas marginaux. Dans l’idée de la non discrimination à l’accès aux services, je rejoins donc l’auteur sur la nécessité de garantir l’accès aux services par d’autres moyens qu’internet.