Résumé George
L’article de M. George, du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la communication, l’information et la société, de la Faculté de Communication de l’Université du Québec à Montréal, traite des enjeux des pratiques sociales liées au Web dans un contexte de changement et de globalisation de la démocratie moderne. Il étudie dans quelle mesure, dans notre société, les technologies de l’information et de la communication contribuent ou non à la communication.
Pour débuter, M. George s’attarde aux différentes formes de démocratie de notre monde moderne, soit représentative, constitutionnelle et laïque, et aux changements qui surviennent vers la fin du 20e siècle avec les innovations sociopolitiques provenant de groupes de la société civile, qui ont pour effet de renouveler les formes démocratiques occidentales traditionnelles.
Il démontre alors l’apport de la création de l’Internet à ce renouvellement, le qualifiant « d’outil de coopération » qui actualiserait les nouvelles formes d’engagement social ou de militantisme. Le Web permettrait une communication plus ouverte et plus horizontale et donnerait la chance à tous de pouvoir s’exprimer. La prise de parole dans l’espace public serait donc plus facile sur le Web, l’espace public étant de plus en plus morcelé.
Mais loin d’idéaliser l’apport d’Internet à la démocratie, M. George demeure critique quant à son utilité, la majorité silencieuse demeurant la même sur le Web comme dans l’espace public en général. L’inégalité des citoyens par rapport aux nouvelles technologies de l’information représenterait également un défi de taille.
Finalement, M. George conclut en soulignant que le développement de la démocratie sur le Web dépend non seulement d’une configuration sociotechnique de l’outil, mais doit aussi tenir compte du contexte sociohistorique de la société.